Emile de Pianelli

Emile de Pianelli né le 24 septembre 1884 à Grasse. Dirigeant régional du réseau Front-National, il faisait partie du transport du 18 août 1944 l’emmenant avec ses camarades André Annereau, Guy Kergoustin et  Léon Jaunet vers Buchenwald.

(1) Transport du 18 août 1944 parti de Compiègne-Rethondes

Effectif recensé

1 249

hommes

Évadé durant le transport

1

0,1%

Décédés durant le transport 2 0,2%
Décédés et disparus en déportation 519 41,5%
Rentrés de déportation 653 52,3%
Situations non connues 74 5,9%

C’est le dernier transport à emmener des déportés extraits du camp de Compiègne-Royallieu jusque dans un camp de concentration du Reich. Les détenus ont quitté le camp, en camion, le 17 août au matin, le convoi prend la direction de la forêt de Rethondes où un train de wagons à bestiaux les attend près du passage à niveau du Vieux-Moulins, mais le transport ne part que le lendemain matin. Il effectue un premier arrêt à Soissons. En effet, le consul général de Suède, représentant de la Croix-Rouge, vient de signer un accord avec le commandement militaire en France occupée stipulant que les détenus politiques des prisons et hôpitaux de Paris, ainsi que des camps de Compiègne, Drancy et Romainville, passent sous sa responsabilité.

Les services policiers du Reich qui ont organisé cette déportation refusent d’appliquer l’accord. A Reims, nouvelle tentative de la Croix-Rouge qui échoue.

Le transport quitte Reims dans la soirée. Dans la nuit, il effectue plusieurs arrêts en raison de tentatives d’évasion. Certains déportés sont abattus, alors que d’autres sont poussés dans des wagons déjà occupés et surchargés.

Le  transport arrive à Buchenwald le 21 août 1944. Près de 40% des déportés de ce transport sont transférés le 13 septembre 1944 au Kommando de Neu-Stassfurt à une trentaine de kilomètres de Magdebourg pour aménager  une usine souterraine dans les salles des mines de sel et de potasse de la ville. Plus de 130 détenus décéderont dans la marche d’évacuation débutée le 11 avril 1945 et achevée le 8 mai entre Ansprung et Annaberg près de la frontière tchèque après plus de 360 kilomètres de marche.

Emile de Pianelli est disparu au cours de sa déportation, peut-être lors des marches d’évacuation du camp de Buchenwald appelées «marches de la mort». Une impasse des Sables-d’Olonne porte son nom afin d’honorer la mémoire de ce grand résistant.

Source : Livre Mémorial des Déportés de France